le plaisir est la seule chose qui, quand on le partage, est multiplié par deux

Paul - Moi, quand je ne m'aimais pas, je me sentais libre d'avoir des histoires de sexe et de satisfaire mes envies sans me poser de questions. Et un jour, j'ai aimé très fort quelqu'un qui m'aimait autant. Et quand on fait l'amour dans ces conditions, on arrive à vibrer vraiment pendant l'amour. Aujourd'hui, je ne peux plus me contenter de faire l'amour sans aimer parce que quand on aime, ça décuple l'amour.
Françoise - En tant que mère, je ne suis pas d'accord sur la question de la fécondité. Pour moi, il y a 3 étages à la sexualité :
- la sexualité adolescente ;
- la sexualité adulte où on a envie de fonder une famille, de faire des enfants, là les sentiments sont soutenus par l'idée de fondation ;
- la plénitude qui lie le mental au physique.
Une fois que l'on a réalisé la construction de la sexualité adulte, on est plus dans la réalisation personnelle avec l'idée de partage mais en pensant aussi plus à soi.
Jean-Louis - Dans ton discours, Christophe, j'ai le sentiment que tu parles surtout des femmes.
On peut se poser la question : quand j'ai envie de pénétrer une femme, est-ce que je me laisse pénétrer par elle ?
J'ai vécu en communauté, en famille, j'ai eu envie d'enfants. Quand je vivais en communauté pendant 2 ans, la règle au niveau des relations sexuelles était de changer de partenaire tous les soirs. Dans l'affectivité, il y a une autre dimension.
Pour moi, aujourd'hui, le plaisir est la seule chose qui, quand on le partage, est multiplié par deux.